Le Règlement de la CMAC (le « Règlement »), en vigueur depuis le 1er janvier 2024, a été conçu afin de mettre à la disposition des utilisateurs de l'arbitrage CMAC un moyen rapide et économiquement efficace pour trancher les litiges, même complexes, tout en étant respectueux des exigences de la loi 95-17 et des droits de la défense.
La CMAC a opté, en partie, pour l'adoption du règlement d'arbitrage de la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial International (CNUDCI), tel qu'approuvé par l'Assemblée Générale des Nations Unies par la résolution n°31/98 du 15 décembre 1976, révisé en 2010 et 2013.
Le Règlement confère aux arbitres, librement choisis par les parties ou par le Comité d'arbitrage, de larges pouvoirs d'appréciation. Il impose aux parties des obligations expresses de coopération et met des obligations précises à la charge du Comité d'arbitrage de la CMAC et des arbitres.
Conçu comme un cadre juridiquement neutre, il favorise l'adhésion de toutes les parties, qu'il s'agisse d'entreprises privées, d'établissements publics ou de l'Administration. Le choix de Casablanca en tant que siège de l'arbitrage (en l'absence de tout autre choix par les parties) est cohérent avec cette approche.
Le Centre préconise aux parties envisageant le recours à l'arbitrage de la CMAC d'incorporer dans leurs contrats la clause type suivante :
« Tous litiges découlant du présent contrat ou en relation avec celui-ci seront tranchés définitivement par voie d'arbitrage conformément au Règlement d'Arbitrage de la Cour Marocaine d'Arbitrage de la Construction « CMAC » par un ou plusieurs arbitres nommés suivant ce Règlement.
Le siège de l'arbitrage sera [Ville et/ou Pays]
Le lieu du déroulement de l'arbitrage sera […]
La langue de l'arbitrage sera la langue […]
Les adresses électroniques de notification de chacune des parties sont : […] »